La collection « electron libre » de Maison Martin Margiela

Elle marche seule la femme Margiela. Le visage cabochon enfermé dans un kaléidoscope de strass, elle avance et tant pis si tout ce qu’elle porte finit par susciter l’incompréhension. Mystérieux ce ciré transparent incrusté par Picasso pour traverser le brouillard, aveuglante et précieuse cette veste qui a perdu ses manches sur ce pantalon de dentelle, miraculeuse cette guipure sur cet ensemble dépareillé à trois étages, exotique ce manteau de mandarin doublé orange impérial qui brille discrètement comme une laque chinoise, étranges ces vestes scarifiées construites avec des morceaux de gants de base-ball. Majestueuse, somptueuse…non: inventer des adjectifs pour dire la haute-couture hétéroclite hiver 2012/2013 Maison Martin Margiela parce que le lexique classique s’épuise face à tant de génie. Elle arrache la cliente assise front row de sa chaise en velours pour l’emporter loin. C’est sûr, cette collection vient vraiment d’ailleurs.

photos Vogue.fr.

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